St Hygin (138 - 142)

Tirée du Catholic Encyclopedia, Londres, 1913
St Hygin

Régna envrion de 138 à 142; il succéda au pape Télesphore qui, selon Eusèbe (Hist. eccl., IV, xv), mourut durant la première année du règne de l'empereur Antoine le Pieux - en 138 ou 139. Mais la chronologie de ces évêques de Rome ne peut être déterminée avec exactitude au moyen des documents dont nous disposons aujourd'hui. Selon le Liber Pontificalis, Hygin était Grec de naissance. L'information suivante, à savoir qu'il fut tout d'abord un philosophe, est probablement fondée sur la similarité de son nom avec celui de deux auteurs Latins. Irénée dit (Adv. haereses, III, iii) que le gnostique Valentin vint à Rome au temps d'Hygin et y resta jusqu'à ce qu'Anicet devînt pontife. Cerdo, un autre gnostique et prédécesseur de Marcion, vécut aussi à Rome sous le règne d'Hygin; en confessant ses erreurs et en se repentant, il réussit à obtenir sa réadmission au sein de l'Eglise, mais retomba finalement dans les hérésies pour lesquelles il en avait été chassé. Combien d'événements de ce genre eurent lieu au temps d'Hygin, nous ne le savons pas. Le Liber Pontificalis rapporte aussi que ce pape organisa la hiérarchie et établit l'ordre de la préséance ecclésiastique (Hic clerum composuit et distribuit gradus). Cette observation générale se réfère aussi à la biographie du pape Hormisdas; elle n'a pas de valeur historique, et selon Duchesne, l'auteur de ce propos se réfère probablement aux ordres inférieurs du clergé. Eusèbe (Hist. eccl. IV, xvi) déclare que le pontificat d'Hygin dura quatre ans. Les documents antiques ne contiennent aucune information sur son éventuel martyre. A sa mort, il fut enterré sur la Colline du Vatican, près du tombeau de Saint Pierre. Sa fête est célébrée le 11 janvier.


DUCHESNE, (ed.) Liber Pontificalis, I, 131; Acta Ss., Jan. I, 665; HARNACK, Geschichte der altchristl. Literatur, II: Die Chronologie, I (Leipzig, 1897), 144 sq.

J.P. KIRSCH
Tiré de "Catholic Encyclopedia", copyright © 1913 by the Encyclopedia Press, Inc. Traduction française : Bertrand Blochet, Février 2000.